Les deux pages majeures du répertoire qu’ils interprètent (Quatuor n° 14 « La Jeune Fille et la Mort » D. 810 de Schubert et Quatuor n° 8 op. 59 n° 2 « Razumovski » de Beethoven), outre une plénitude virtuose, possèdent une qualité de chant (Andante con moto du Quatuor de Schubert) et une énergie contagieuse (les mouvements extrêmes du Beethoven) qui créent des climats tour à tour exaltés, poétiques, nerveux, adaptés à la magie du lieu. Le bis (final Larghetto espressivo – Allegretto agitato du Quatuor n° 11 en fa mineur op. 95 de Beethoven) est de la même veine par le fini irréprochable et l’énergie virile de la conception.
Michel Le Naour, Concert Classic, 18 June 2009

 

Fondée voici quinze ans à Londres, la formation a ainsi acquis une rare homogénéité instrumentale, avec quatre musiciens de très haut niveau, dont les individualités parviennent à s’exprimer tout en préservant la cohésion et le dialogue inhérents au genre. De telles qualités, auxquelles il faut ajouter une mise en place époustouflante, pourraient laisser craindre un jeu plus soucieux de technique que d’expression. Il n’en est rien, ce que montre d’emblée le Quatorzième quatuor «La Jeune Fille et la Mort» (1824) de Schubert: rugueuse, grondante, animée par de multiples inflexions mais sans le moindre soupçon d’affectation, l’interprétation frappe par sa variété de climats, par un large éventail de nuances dynamiques mais aussi par un fort sens dramatique. Avançant avec assurance mais sans arrogance, la démonstration se poursuit en seconde partie par le Huitième quatuor (1806) de Beethoven: énergie et couleurs continuent de dominer, mais cet engagement, s’il paraît parfois presque rageur et hargneux, est tout sauf brouillon, mettant en valeur ce que l’écriture peut posséder d’abrupt et de heurté (Allegro initial), de rustique (trio de l’Allegretto) ou de rebondissant (Presto final), tandis que le Molto adagio atteint les cimes des derniers quatuors. Et Alain Meunier, directeur du Concours de quatuors à cordes de Bordeaux, de s’exclamer «Bravi!».
Simon Corley, Concertnet, 17 June 2009

 

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